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26 mai 2020

par Océanne

Le Conseil d’administration de La Table de Cana vient de se réunir le 25 mai et d’élire Ghislain Lafont président de l’association nationale. Il prend la suite d’Alain Seugé dans un moment très critique, celui de la pandémie du Coronavirus, et d’une crise économique mondiale comme nous n’en avons pas vu depuis 1929. Trois questions à Ghislain Lafont.

Les entreprises du réseau Table de Cana ont ré-ouvert leurs portes pendant cette crise en développant des actions d’aide alimentaire vers les plus démunis grâce à des contributions financières de vos mécènes et à la Fondation Fonreal. Cette aide est exceptionnelle ! Comment voyez-vous la suite ?

GL : Effectivement cette ressource de dons exceptionnels ne peut pas être considérée comme pérenne.

Tout d’abord je rendrai visite sur place d’ici l’été et la rentrée de septembre aux membres du réseau (Les Entreprises d’Insertion avec leurs Associations Locales de Soutien) pour les écouter et réfléchir avec eux sur les orientations à court et moyen terme. En parallèle, nous verrons comment mettre en œuvre les résultats des groupes de travail issus du séminaire stratégique de Valpré de fin février dernier sur lequel je m’appuierai avec l’équipe des bénévoles permanents et le conseil d’administration. Nous avons un rapport d’étape mi-juin.

Ensuite, ce seront les événements de la rentrée et l’état de la consommation qui guideront nos priorités. Les responsables de notre réseau sont des grands professionnels et ils ont largement montré leur agilité et leur réactivité depuis ces dernières semaines. Chacun d'eux a pu mesurer l'effet multiplicateur et la force d'un collectif.

Votre réseau compte 9 membres, souhaitez-vous l’élargir prochainement ? Quels sont vos atouts ?

GL : Nous devrions accueillir cette année un nouveau membre. Nous nous en réjouissons car le modèle des entreprises d’insertion vaut la peine d’être multiplié dans les métiers de bouche !

Nos atouts majeurs sont notre «raison d’être» partagée : satisfaire nos clients et assurer l’accompagnement de nos salariés en insertion vers un emploi durable ou une formation qualifiante. C’est aussi la cohésion de nos membres, de nos salariés et de nos bénévoles autour d’un socle de valeurs communes (saveur, talents et environnement). Enfin, c’est la solidarité : l’engagement et la mobilisation pendant la crise de la Covid 19 l’a démontré alors que notre organisation était bouleversée.

Le label et la qualité de la marque La Table de Cana devraient aussi attirer de nouveaux candidats pour rejoindre notre réseau dans des régions où nous ne sommes pas encore implantés. Surtout dans la situation actuelle de l’augmentation considérable du chômage, conséquence dramatique de cette crise sanitaire. Le temps est à l’entrepreneuriat et aux partenariats pour renforcer encore notre assise nationale.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre La Table de Cana ?

GL : Ce qui m’a séduit c’est la raison d’être de La Table de Cana : donner du travail aux plus démunis en leurs apprenant un métier rémunéré ; et cela dans l’exigence de qualité qui réponde aux besoins d’une large clientèle d’entreprises, d’écoles, d’administration, de particuliers etc.

Cet apprentissage, dès l’entrée dans l’entreprise, prévoit à la fois un parcours d’insertion, avec un accompagnement de la personne dans sa vie sociale, et le travail sur la perspective de rebond pour prendre son envol. 65% de nos collaborateurs en insertion trouve un emploi ou une formation à l’issue de leur CDD de deux ans. C’est un gage pour l’avenir dans la crise que nous sommes en train de traverser et c’est ce qui fait notre force.

Quant à l’exigence de qualité de nos prestations et de nos services pour répondre à l’évolution des besoins de nos clients, elle va nous obliger à nous réinventer et à être créatif compte tenu de la situation économique, sociale et environnementale de notre société.

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